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lundi, mai 28, 2018

Chronomaster Aviator Sea Diver : 3. Les Valjoux 23 et 234

L’utilisation du mouvement Valjoux 23 — qui a servi de base, rappelons-le, à toute une famille de calibres, dont le mythique 72 — débute probablement dès 1965-1966. Les premiers exemplaires ont une apparence similaire à celle de leurs cousins animés du Valjoux 92. Il ne paraît se distinguer que par la couronne, non signée mais plus épaisse.

Le calibre Valjoux 23 est un mouvement à roue à colonne à deux poussoirs. Le poussoir situé à 2 heures permet de lancer la mesure et de l’arrêter, le poussoir situé à 4 heures permettant la remise à zéro.

Le modèle semble intégrer ensuite, progressivement, des évolutions qui assurent la transition vers la deuxième génération de Chronomaster.

Le changement qui paraît survenir en premier est celui du cadran. Plat dans les versions primitives, il se caractérise désormais par des sous-compteurs en creux avec un effet de texture qui les détache plus visiblement du reste du cadran (le pourtour des sous-compteurs est lisse et brillant, par opposition au reste du cadran, qui est mal, voir l’exemplaire ci-dessous). À ce stade, aucun changement graphique n’est initié sur le cadran. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965. CROTON Chronomaster, cal. Valjoux 23, circa 1965.

Par la suite, le cadran adopte d’autres évolutions : les index horaires lumineux sont désormais plus épais et le graphisme des sous-compteurs abandonne la disposition radiale des informations. L’ensemble perd en charme mais gagne en lisibilité. Il semble qu’une nouvelle couronne signée fasse son apparition dans cette période :

NIVADA GRENCHEN Chronomaster Aviator Sea Diver, cal. Valjoux 23, circa 1965. NIVADA GRENCHEN Chronomaster Aviator Sea Diver, cal. Valjoux 23, circa 1965.

Puis, la fine aiguille des secondes cède la place à une spectaculaire lollipop rouge du plus bel effet. Enfin, dans sa configuration « définitive » et « standard » (notez les guillemets, tant la chronologie reste incertaine), le Chronomaster adopte des aiguilles droites et peintes en blanc (y compris pour les sous-compteurs), tout en conservant cette la grande lollipop rouge pour le compteur de secondes.

À l’exception des premières séries, sur lesquelles est toujours inscrit NIVADA GRENCHEN en simples lettres majuscules sans empattement, le nouveau logo fait son apparition, avec un « N » majuscule intégré dans un écusson surmontant Nivada Grenchen, ou Nivada tout court en italique.

Plus épaisse et d’un diamètre inférieur à celle que l’on trouve dans les modèles antérieurs, la couronne adopte également le sigle « N ».

Bien que le Nivada CASD ait été doté, dès l’origine, d’un compte à rebours de départ de régate (la fameuse part de camembert rouge et graduée de 5 à 1), quelqu’un s’est apparemment soucié de proposer une version plus clairement typée régate, dans la veine des Yema Yachtingraf ou Heuer Skipper. S’agit-il d’une commande spéciale, d’une petite série, d’une configuration réalisée a posteriori ?

Certains modèles de Chronomaster sortent à la fin des années 1960 avec une appellation spécifique : Chronoking. Ces versions « de luxe » se distinguent par un cadran noir mat dont se détachent deux compteurs gris et brillants, perçus comme plus modernes. Tous les modèles partageant ces caractéristiques ne portent cependant pas ce nom particulier et conservent alors l’appellation habituelle, Chronomaster.

Le boîtier ne change pas et les aiguilles droites sont également celles des Chronomaster contemporains mais on rencontre également des exemples avec des aiguilles plus fines et pointues, telles que sur l’exemplaire représenté ci-dessus. L’aiguille lollipop est, en revanche, délaissée au profit d’une aiguille plus simple. L’insert de lunette, enfin, adopte le lettrage plus carré que l’on retrouve ensuite sur d’autres modèles de CASD des années 1970. La couronne, enfin, apparaît plus massive et anguleuse ; elle n’est plus signée comme sur les CASD lollipop.

Le Chronoking existe dans une version sans date (calibre 23) et avec date (calibre 234, évolution du précédent).

Les modèles dotés du calibre Valjoux 234 — excellent mouvement que l’on retrouve aussi sur le rarissime Nivada Datomaster ainsi que sur les Tudor Monte-Carlo et quelques autres chronographes Yema, Enicar…) gagnent donc une fonctionnalité supplémentaire : l’affichage de la date, avec un guichet positionné à douze heures.

Cette référence se trouve sous les marques Croton et Nivada, cette dernière semblant avoir, à cette époque, réussi à se passer de la référence à la ville de Granges (Grenchen) à laquelle Movado l’avait contrainte vers 1960.

Il y a quelques personnages qui, pour un fondu de montres anciennes, suscitent un émoi tout particulier. Paul Newman en fait partie, pour une raison finalement fortuite : il a popularisé une version particulière de cadran du célèbre chronographe Rolex Daytona. Boudée à l’époque, ce cadran caractérisé par des sous compteurs au graphisme singulier est aujourd’hui devenu un Graal absolu en raison de son pedigree et de la rareté due à on insuccès d’alors.

Eh bien figurez-vous que notre Nivada Chronomaster a, lui aussi, sa version « Paul Newman ». Non parce que le célèbre acteur et coureur automobile aurait possédé ce modèle mais bien parce que le graphisme du cadran reprend fidèlement certaines de ses caractéristiques graphiques.

Aussi rares que recherchés, les CASD « Paul Newman » existent, comme les Daytona, en version « panda » (cadran blanc, compteurs noirs) et « panda inversé ».

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Posted by copie rolex at 11:51 AM
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